LA RT 2005

Publié le par Expertise Immobiliere , plomb, amiante ... Asse ex

La RT 2005

 

L’IDÉAL DE LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE est une maison passive qui ne consomme que celles qu’elle produit. Tel est l’objectif vers lequel nous entraînent les réglementations thermiques actuelles et futures.

 

OBJECTIFS de la RT 2005 : réduire de 15% la consommation d’énergie des bâtiments neufs et limiter le recours à la climatisation.

 

La réglementation thermique version 2005 (RT 2005) vise à améliorer de 15% les performances énergétiques des bâtiments neufs par rapport à la précédente réglementation et à limiter le recours à la climatisation. Pour parvenir à la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur du bâtiment, notamment à une division par 4 à horizon 2050, les niveaux d’exigences de la RT 2005 seront par la suite renforcés en 2012,2015, et en  2020.

Pour chaque zone géographique, des consommations maximales d’énergie sont définies. Pour obtenir le coefficient, on additionne les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, d’eau chaude, de ventilation et la production d’énergie solaire.

La consommation énergétique est rapportée à la surface compète de la construction (hors balcon, garage, combles non aménagés…) au lieu d’être affichée en valeur absolue pour la totalité du bâtiment.

 

LA RT 2005 : UNE EXIGENCE GLOBALE A ATTEINDRE

EXIGENCE GLOBALE :

La réglementation agit sur l’enveloppe du bâtiment, source des principales déperditions énergétiques, mais aussi sur les équipements techniques.

 

§                    La RT n’est pas un bréviaire de la construction. Le concepteur a toute liberté pour choisir ses systèmes constructifs. Le concepteur doit donc combiner ses options architecturales, les matériaux et les  équipements utilisés.

§                    Ainsi l’enveloppe du bâtiment doit donc être la plus étanche possible afin d’éviter les déperditions par les fuites d’air. Les baies doivent être prioritairement orientées au sud, à l’ouest et à l’est pour bénéficier d’un maximum d’apports solaires.

§                    Autant que possible, les ponts thermiques doivent être supprimés en jonction de murs ou de planchers.

§                    Le niveau d’isolation globale du bâtiment doit être renforcé, les toitures isolées avec une résistance thermique équivalente à environ 26cm d’épaisseur de laine de verre, contre environ 20cm en RT 2000. Il faut également prendre en compte les niveaux de déperditions par les parois d’un bâtiment.

§                    Pour les maisons individuelles, la maison de référence comportera des surfaces vitrées égales à 1/6e de la surfaces habitable, avec une orientation privilégiée au sud (40% au sud, et 20% sur les trois autre orientations).

§                    La nouvelle réglementation milite ainsi pour la conception bioclimatique des bâtiments aussi bien en hiver (récupération maximal d’apports solaires…) qu’en été (fermetures pour les baies, inertie thermique forte, masques…).

§                    De telles habitations ne nécessitent pas de climatisation pour garantir un très bon niveau de confort en toute saison.

Celle-ci est donc déconseillée par la réglementation. Les énergies renouvelables sont par contre largement soutenues par la RT 2005.

 

Conception et mise en œuvre : les secrets de la réussite

 

Rien ne sert d’avoir les produits les plus performants si la conception des ouvrages et la mise en œuvre ne sont pas pris en compte, notamment au niveau des liaisons entre menuiseries et gros œuvre.

 

LA NOUVELLE RÉGLEMENTATION RT 2012 EN PRÉPARATION

 

Les textes de la future réglementation thermique sont en cours de rédaction.

Ce devrait être la RT 2010. Finalement, ce sera la RT 2012. Le Grenelle de l’Environnement a prévu de généraliser le concept de basse consommation dès 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires et à compter de 2013 dans le résidentiel.

Autrement dit, les permis de construire déposés à compter du 1er janvier 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires et du 1er janvier 2013 pour le résidentiel devront présenter une consommation d’énergie inférieure à 50 kilowatts-heure par mètre carré et par an en moyenne.

Publié dans DPE

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